anxiete2La sophrologie n'apporte pas une réponse systématique à tous les troubles anxieux présentés dans la première partie de ce dossier. Mais elle peut soulager, voire atténuer un grand nombre de manifestations subies dans des crises ou moments d'anxiété.

L'anxiété chronique ou généralisée est caractérisée par une inquiétude appréhensive avec excès.
La sophrologie en premier lieu va permettre de gérer les pensées anticipatives de type ruminations (qui "tournent en boucle", quel que soit leur caractère de gravité). D'autres techniques agissent sur l'atténuation des tensions musculaires et des palpitations. Enfin, des exercices facilitent l'endormissement, même lorsque l'on est contrarié ou préoccupé.
Le trouble panique ("attaque de panique", "crise d'angoisse") va être abordé dans une gestion de la crise, le plus tôt possible en amont. Le ressenti des prémisses par le sujet créé souvent une crispation rapide, qui accentue voire accélère la crise. C'est "le serpent qui se mord la queue".
Les techniques de sophrologie interviennent alors en prévention : respiration apaisante, conditionnement d'un signe de détente (aussi appelé signe-signal). La personne sujette à ces crises peut aussi apprendre à gérer l'étourdissement, en particulier quand elle se trouve dans un lieu public.
En ce qui concerne la phobie, le sophrologue coordonne son action avec celle du psychothérapeute qui suit le "phobique". En effet, la phobie est souvent un mécanisme mental de protection devant une peur intense - la peur étant déplacée sur un autre objet (ou situation), plus "banal(e)". Le principe ici serait plutôt "un train peut en cacher un autre". D'où, si on "retire" l'objet, le risque de faire remonter une angoisse excessive et ingérable.
Dès lors que ces préalables sont posés, on peut recourir à des techniques d'habituation ou de "désensibilisation", comme la sophro-acceptation progressive ou la sophro-substitution sensorielle.
Les troubles obsessionnels compulsifs ne peuvent faire l'objet que d'une prise en charge médicale. La sophrologie peut intervenir en deuxième intention, pour aider globalement la personne  à se détendre (techniques de relaxation classiques, comme la sophronisation de base, par exemple).
Enfin, le trouble de stress post-traumatique va lui aussi être abordé initialement sur un plan médical ou psychothérapeutique. En complément, la sophrologie pourra avoir une action tout à fait appréciable sur l'hyperactivité du système nerveux, en proposant au sujet des exercices de relaxation tant physique que mentale. Une ré-éducation qui devrait permettre de stimuler favorablement le système nerveux autonome para-sympathique (celui de la régulation). La technique dite du "sophro-déplacement du négatif" permet aussi d'évacuer les tensions et émotions négatives associées à l'événement traumatique. Enfin, ce type de stress (souvent consécutif à un choc, accident ou traumatisme) est accompagné de reviviscences ("images qui tournent en boucle") qui peuvent être atténuées avec la sophro-correction sérielle.

En résumé, un large pannel de techniques et exercices tout à fait adaptables aux vécus d'anxiété, et faciles à apprendre dans le cadre de séances individuelles, afin de les pratiquer de manière autonome.