mardi 26 juin 2012

Résolution sérénité n°6 : ne pas s'identifier au temps qu'il fait

pluie"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle / sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis "...
Ces vers de Baudelaire, tirés des Fleurs du Mal résument bien ce Spleen qui nous accable depuis des semaines (des mois !) "à cause" du mauvais temps.
J'ai observé la progressive dégradation de l'humeur de mes clients et élèves, à mesure que les intempéries perdurent. Les conditions climatiques sont devenues un incontournable sujet de conversation.
Ceux qui se réjouissaient de la remontée des nappes phréatiques sont les mêmes qui scrutent désormais le ciel avec inquiétude et s'enferment dans une plainte sans fin, égrénant "tout ce qu'ils ne peuvent pas faire"...
A présent, pas un qui ne soupire sur le temps, ajoutant le caractère implacable de la météo au marasme ambiant. La dégradation inexplicable de la météo rejouit les théoriciens du "rien ne va plus" et du "c'est de pire en pire", ceux qui croient en un potentiel "complot" - à moins que, comme Astérix - ils ne craignent que le ciel ne leur tombe sur la tête.


Les bouddhistes disent "Vous n'êtes pas vos émotions".
Je les rejoins, en ajoutant : "Vous n'êtes pas le temps qu'il fait". La pluie n'est pas le reflet de votre éventuelle tristesse, les nuages noirs ne sont pas annonciateurs de dépression.

Tous ces éléments restent extérieurs à nous. Certes, nous ne les choisissons pas, mais nous ne les subissons que dans une moindre mesure. A moins d'être marchand de glaces ou de maillots de bains, force est de constater que notre travail, notre subsistance ne sont plus liés au temps qu'il fait. Et, bien à l'abri, nous regrettons surtout de ne pas pouvoir faire "ce qu"il nous plait" : porter des vêtements légers, boire un verre en terrasse, se promener le nez au vent, pique-niquer... La fête idéale que nous avions planifiée est gâchée par le temps ? Il nous reste au moins l'enthousiasme des amis que nous avons invités.
Nous n'aimons pas être contraints, et encore moins frustrés. Et nous nous approprions la mauvaise humeur du ciel, qui ajoute à notre éventuelle rancoeur contre notre travail qui ne nous plaît plus, notre conjoint qui ne nous comprend pas, nos enfants qui nous fatiguent, les impôts ou l'augmentation de la TVA...
Les conditions climatiques appartiennent à ces fameux éléments sur lesquels nous n'avons pas de contrôle (cf mon post précédent, et le suivant). Pester, se plaindre, râler n'y changera rien. Alors, autant faire avec.

Idées en vrac pour rester serein malgré la grisaille et s'accrocher à sa bonne humeur :
- partager avec son amoureux un "parapluie coeur" à 2 places
- profiter des éclaircies pour marcher dehors et prendre une bonne dose de lumière, indispensable à la régulation de la sérotonine
- s'habiller de couleurs vives, quoi qu'il arrive
- écouter de la musique réjouissante (rangez pour l'instant Thiéfaine et Serge Reggiani...) 
- aller voir des expos de peintures éblouissantes (comme la scénographie des Nymphéas au Musée de l'Orangerie ou "Degas et le nu" à Orsay)
- visiter des serres (au Jardin des Plantes, à Auteuil ou au Jardin des papillons)
- pique-niquer chez soi (les enfants adorent !)
- lire dans les cafés
- remonter les Champs Elysées en voiture décapotable (non, ça c'est une blague pour voir si vous suivez !)
- pratiquer l'exercice de la "Météo du jour"...

Vous avez sûrement d'autres idées ?

Posté par espaceducalme à 10:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 15 juin 2012

Besoin de contrôle, maîtrise et sophrologie

equilibreIl y a quelques jours, je vous incitai à conquérir le lâcher-prise, en remplaçant le besoin de contrôle par la recherche de la maîtrise.
La sophrologie (mais elle n'est pas la seule) va permettre de développer en quelques séances les capacités à maîtriser pour "faire face". Tout vient de soi, tout part de soi...
Cette maîtrise est physique (conscience du corps, équilibre, stabilité...), psychologique (attention, discernement, clarté...) et émotionnelle (calme, sérénité, confiance...).
Ainsi, il est rapidement possible d'acquérir des techniques faciles à employer pour :
- réguler son souffle et dissiper la sensation d'oppression
- décontracter l'abdomen et dégonfler la "boule au ventre"
- décharger le corps des principales crispations et tensions musculaires
- canaliser les pensées polluantes
- relativiser ses exigences
- s'habituer à vivre au présent, sans trop anticiper...

Lorsque l'on "maîtrise", il devient plus facile d'affronter la plupart des situations- mêmes inattendues, car on est rassuré sur sa capacité à réagir au présent. Cela vaut tout les contrôles du monde, et c'est bien moins fatigant.

Posté par espaceducalme à 09:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 13 juin 2012

Comment lâcher le besoin de contrôle ?

contrôleParmi les personnes les plus stressées que je reçois, celles qui expriment un fort besoin de contrôle sur leur vie manifestent les symptômes les plus importants. Elles tentent de contrôler/vérifier en permanence ce qui pourrait leur arriver ou survenir à leurs proches. Anticipatrices, prévoyantes, organisées...et anxieuses, leur quotidien est souvent très tendu.
La recherche du contrôle est une utopie tentante. En contrôlant tout, on se rassure car on pense qu'on maintient sa sécurité. C'est juste le contraire qui se passe puisque le contrôle est déstabilisant : il développe une vigilance accrue, qui place la personne en tension (ce qui s'accompagne d'inévitables crispations musculaires), mêlée d'un sentiment d'agitation et ponctuée de ruminations fatigantes. On se sent en permanence "sur le qui-vive".
Le contrôle traduit parfois un manque de confiance en soi et dans les autres. Il peut y avoir également un refus de "baisser la garde", chez une personne qui veut contrôler l'image qu'elle donne d'elle-même.
Le contrôle est l'exact contraire du lâcher-prise. Mais pour les contrôlants, lâcher-prise signifie souvent "laisser tomber". Impossible pour des personnes qui veulent éviter tout échec, toute surprise - ou événement inattendu dans leur vie.
Dès lors, comment "lâcher-prise" sans craintes ?

Je vous invite à déplacer le curseur, en remplaçant progressivement le besoin de contrôle par une recherche de maîtrise.
La maîtrise implique des facteurs internes, sur lesquels nous avons une action.
Le contrôle met en jeu des facteurs externes, sur lesquels nous n'avons aucune action.
Un exemple simple : vous maîtrisez la conduite automobile (tout au moins je l'espère !). Ainsi, vous agissez afin que votre comportement au volant (attention, régulation de la vitesse, respect des règles...) garantisse votre sécurité. Pour autant, vous ne contrôlez pas (et vous ne contrôlerez jamais) les comportements des autres conducteurs (un chauffard grille un stop), ou la survenue d'événements inattendus (une branche tombe devant votre véhicule). Oui, il est possible que vous ayez un accident, mai c'est rare - et en tout cas vous ne pourrez pas l'empêcher.
Lâcher-prise signifie donc, lâcher ce sur quoi nous n'avons pas de prise.
Le contrôle devient donc inutile, et la maîtrise est suffisante pour aborder 95% des situations que nous rencontrons. Pour les 5% restant, qui pourraient présenter un risque, il faut se renforcer dans l'idée que, le cas échéant, nous saurons mobiliser les ressources nécessaires à l'instant T pour y faire face. Car l'homme a une autre capacité énorme (qui a garanti sa survie jusqu'ici) : l'adaptabilité. Ouf !

Posté par espaceducalme à 09:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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