comment faireSaison oblige, beaucoup de personnes s'interrogent sur leur avenir, et envisagent la rentrée en caressant l'idée d'une reconversion professionnelle à travers un métier "qui ait du sens".
La sophrologie attire de plus en plus de monde - faut-il s'en féliciter ?
On me demande souvent comment je suis devenue sophrologue, ce qu'il faut faire, quelles sont les formations...
Donc voici un point rapide et personnel sur les choses à savoir...

1/ avant de choisir une école, interrogez-vous sur le type de sophrologie que vous voulez pratiquer.
Je vous renvoie à cet article, pour comprendre les principales différences entre la pratique des sophrologues caycédiens et celles des sophrologues indépendants (c'est reparti, je vais encore me faire des amis...).
Pour commencer, il n'existe aucune formation universitaire, hormis le DU proposé par la faculté de Lille, mais qui reste une formation privée (diplôme émis par la fac). Toutes les formations sont dispensées par des écoles privées, habilitées à la formation professionnelle pour les adultes, et qui délivrent leur propre diplôme. Certaines délivrent un titre dit "RNCP" (un enregistrement du titre au registre national de la certification professionnelle).

2/ identifiez votre école
En France, les formations à la sophrologie caycédienne ne sont dispensées que par des écoles reconnues par la Fondation Caycedo, du nom du fondateur historique de la sophrologie.

Les écoles indépendantes sont pléthores. Pour autant, les écoles offrant des formations sérieuses sont regroupées dans les annuaires de la chambre syndicale de la sophrologie , de la société française de sophrologie, voir aussi la FEPS (Fédération des écoles professionnelles en sophrologie) qui fédère plusieurs établissements.

3/ Renseignez-vous
Ne vous fiez pas aux sites ou plaquettes rutilantes. Interrogez d'anciens élèves ou rendez-vous aux journées portes ouvertes (toute école sérieuse en propose). Interrogez les enseignants sur le programme et les aspects pratiques. La sophrologie n'est pas une discipline très difficile à maîtriser techniquement, en revanche, l'expérience et la pratique sont fondamentales.
Vos enseignants doivent être des praticiens installés et reconnus qui reçoivent régulièrement une clientèle ou animent des groupes - pas seulement des théoriciens ou des personnes en fin de formation (voire en fin de carrière...). Votre formation doit vous permettre de pratiquer, pour vous trouver en situation professionnelle, que ce soit en collectif ou en individuel.
Une formation qui ne serait constituée que de cours par correspondance, ou e-learning, ne tient pas la route. Un célèbre organisme de formation à distance, qui prépare à à peu près tous les concours paramédicaux, propose une formation au métier de "sophro-relaxologue" que je qualifierai de minimaliste...

4/ Évaluez votre projet
Exercer un nouveau métier valorisant, donner du bien-être aux autres, gagner sa vie en se faisant plaisir, gérer son temps... Voilà bien des arguments susceptibles de générer un engouement pour nouvelle carrière. Pour autant, ne lâchez pas (tout de suite) la proie pour l'ombre et gardez les pieds sur terre. Comme la plupart des métiers qui exigent de partir de zéro pour se faire connaître et se constituer une clientèle, la sophrologie est une profession qui nécessitera temps, patience et persévérance avant de pouvoir en vivre.
J'accompagne très fréquemment des étudiants ou jeunes diplômés dans l'élaboration ou le suivi de leur projet professionnel, en ajustant les attentes aux réalités du métier. Ces séances de type supervision permettent d'envisager la faisabilité d'un projet, qui vous engage professionnellement et personnellement.

Bien, maintenant vous avez l'été pour y réfléchir !

 

Dernière mise à jour : mars 2016