reso 2018

Sans tomber dans les injonctions bien-être et autres diktats santé, voici quelques bonnes habitudes saines et simples à piocher pour se sentir (un peu) mieux dès ce début d’année. De 1 à 8, au choix…

Une nouvelle année donne souvent l’élan de changer, comme si la page était à nouveau blanche et ouvrait l’horizon de tous les possibles – parfois bien vite refermé. Mais si l’on veut tenir la distance dans de nouveaux comportements pour notre mieux-être, il est préférable de mettre en place de petits changements, à notre mesure. Parmi ces huit propositions, il y en a bien une ou deux qui pourraient déjà vous séduire :

1 – Je limite mon stress
Indissociable de nos rythmes de vie modernes, le stress est un mal nécessaire – la plupart du temps positif – mais qui ne devrait pas prendre toute la place dans notre vie. Il véhicule son lot de tensions physiques, ruminations incessantes, angoisses prégnantes ou troubles du sommeil persistants. Si l’on ne veut pas qu’il nous épuise, il est temps de réagir.

La sophrologie, comme la méditation, sont d’excellents moyens pour réguler le souffle (notre frein naturel), décontracter le corps, apaiser le flot des pensées, prendre de la distance…
Le bon rythme : de 3 minutes jusqu’à 20 minutes par jour.

2 – Je bouge davantage
Un corps qui bouge régulièrement reste tonique et souple et entretient idéalement les systèmes respiratoire et cardio-vasculaire. Un cerveau bien oxygéné par l’effort reste jeune et développe clarté d’esprit et de réflexion, tout en produisant des endorphines – le neurotransmetteur qui nous met de bonne humeur. Le sport a « tout bon » ! 30 minutes d’activité physique tous les jours, c’est un minimum. On peut se mettre à un sport cardio facile une à deu fois par semaine : vélo, natation, jogging… Le reste du temps, toutes les occasions sont bonnes : marche rapide en ville ou en forêt, montée régulière des escaliers, étirements musculaires matinaux, yoga…

La bonne idée : l’appli ELLE Zen qui propose des bons conseils et des vidéos de yoga ;  les videos sur youtube de Gym Direct.

3 – Je cultive le positif
Ni les actualités, ni la politique de nous donnent de raisons d’espérer. Alors, autant faire grandir le positif en nous. D’abord en réalisant que ça n’était pas « mieux avant » comme on a trop tendance à le croire (et la lecture du dernier opuscule de Michel Serres est là pour nous en convaincre).

Ensuite en prenant le pli du positif quoi qu’il arrive : voir le côté lumineux du chemin, tirer des leçons de ses expériences, réaliser ce qu’on a déjà, lister régulièrement ce que l’on a réussi, exprimer de la gratitude, faire le bilan positif de sa journée, employer davantage de formulations positives, se confronter à des expériences enrichissantes…
Ce qui nous aide : tenir un « carnet de positif » pour fixer ses bonnes expériences et rassembler ses citations préférées – à relire sans modération.

4 – Je m’entoure de personnes stimulantes
Fuyons les « Calimero » qui se confortent dans la plainte ! Il y a autour de nous des gens créatifs, innovants, passionnants. Pourquoi ne pas en faire des mentors, ou au moins des sources d’inspiration ? Lire leurs écrits, participer à leurs conférences (ou les regarder en podcasts), s’essayer à leurs expériences sont autant d’occasion de se sentir motivé et vivant. On cultive aussi la chaleur et l’affection en famille et en amitié. Rien de tel pour se sentir porté !

Le truc en + : on visionne les conférences TED, aussi reboostantes que leurs experts.

5 – J’écris pour évacuer
Tout le monde n’a pas l’envie – ni le temps, ni parfois le budget – pour se confier régulièrement à un « psy ». Pourtant, on peut dès qu’on le souhaite coucher sur le papier nos expériences. Cela nous oblige à formuler ce que l’on ressent, à organiser nos émotions, à mettre à distance les pensées et à les lâcher progressivement. Nul besoin de le partager, écrire suffit déjà.

Ce qui nous aide : participer à un atelier d’écriture, écrire « la lettre qu’on enverra jamais » (à son patron, à son ex, à ses parents…).
L’exercice qu’on peut commencer maintenant : s’adonner à la rédaction systématique de trois pages matinales, ainsi que le recommande Julia Cameron. Un vrai lavage de cerveau !

6 – Je mange un peu mieux
Après l’oxygène, la principale source d’énergie de notre organisme est l’alimentation. Et nous « sommes » ce que nous mangeons. Sans révolutionner notre assiette – ce qui est parfois compliqué – on peut introduire quelques nouvelles habitudes : choisir des produits locaux (et pas forcément bio), limiter le gras, le sucré et le salé (ces deux dernières substances étant de véritables poisons dont notre organisme est « addict »), boire davantage d’eau plate, manger plus lentement, mastiquer davantage…

Je trouve des bonnes idées et je traque les faux-amis de l’alimentation sur le site de La Minute Papillon.

7 – Je dors davantage
Non, le sommeil n’est pas la variable d’ajustement de vos journées chargées ! Le sommeil est le moyen le plus naturel pour recharger les batteries et un sommeil de qualité est le garant d’une journée en pleine forme. Il ne faut donc pas hésiter à consulter si le sommeil se dérègle sur une trop longue période : plus de trois « mauvaises nuits » par semaine sur une période de plus de trois mois est un motif de consultation prioritaire.

Que l’on soit petit ou gros dormeur, on apprend à connaitre ses besoins (six heures ou huit heures pour se sentir « bien » ?), et surtout on respecte la régularité du sommeil : même heure de coucher et même heure de lever sont les conditions d’un sommeil équilibré.
Fatigué le matin ? Avancez votre coucher de 30 minutes pendant une semaine, pour voir ce que cela donne…
Du mal à vous endormir ? Pratiquez la respiration 5/10/5 : on inspire par le nez durant 5 secondes, on retient l’air dans les poumons pendant 10 secondes puis on expire par le nez ou la bouche pendant 5 secondes. Et on continue sur ce cycle apaisant pendant une dizaine de respirations.

8 – Je fais des projets
Garder des projets, c’est garder l’esprit éveillé, les sens en action et le cerveau créatif. Même lorsqu’on a l’impression d’avoir fait le tour de ce qui nous intéresse, il est important de se donner un objectif ou des challenges – y compris à très court terme. En couple, les projets communs évitent la routine : projet de vacances ou de sorties. En famille, les projets partagés soudent le groupe : week-ends, balades, expo, jeux ou travaux dans la maison – tout le monde apporte sa pierre au sujet. Seul, les projets personnels stimulent et maintiennent la motivation et la curiosité : apprendre une langue, s’adonner à un nouveau hobby, se (re) former ou changer de travail…

Ce qui aide : on se dote au besoin d’un outil de gestion de projet, comme le M3 journal par exemple.

Que 2018 vous apporte joie et bien-être !

Laurence Roux-Fouillet
L'Espace du Calme