double effet

Sophrologue depuis 16 ans, et pratiquante depuis...26 ans (!), je ne me lasse pas des bénéfices de cette technique. Que ce soit dans mon cabinet, ou dans les interventions en entreprise que j'anime, je constate toujours à quel point cette méthode est à la fois simple et puissante.
On donne régulièrement des définitions de la sophrologie, mais ce que j'aimerais surtout souligner, ce sont ses effets. A quoi sert-elle ? Certains se lancent dans de grands discours (pourquoi pas) pour placer d'emblée la sophrologie comme une philosophie de vie. Il est vrai qu'elle peut l'être. Mais avant d'en arriver là, il y a des effets plus concrets, et plus rapides, que tout un chacun peut éprouver, dès lors qu'il consulte un(e) sophrologue. Car on aimerait tous changer de vie, mais on peut déjà commencer par se sentir bien au quotidien. Mais quel est ce "double effet Kiss Cool" ?

- L'effet symptomatologique
Pratiquer régulièrement des exercices de sophrologie qui ont été ciblés sur vos besoins et votre demande va vous permettre de manière relativement rapide de constater une atténuation significative de la plupart des symptômes désagréables que vous éprouvez. Ces symptômes peuvent être présents, du fait d'une pathologie dont vous souffrez, et amplifiés par le stress ou l'anxiété. C'est, parfois, le cas pour les personnes qui souffrent de douleurs articulaires ou musculaires, de maladies de peau (psoriasis, eczéma...), de maladies du système digestif (syndrome du colon irritable, maladie de Crohn...), de fibromyalgie... Ou bien ces symptômes sont indépendants de toute affection, mais consécutifs d'une situation, une épreuve ou un moment de vie qui créent une incertitude, une peur ou une charge mentale.
Dans l'un ou l'autre cas, l'apprentissage - et surtout la répétition - d'exercices de sophrologie va participer (en complément d'une prise en charge médicale et/ou éventuellement psychologique), à l'atténuation des symptômes perçus : douleurs mais aussi ruminations mentales et émotions négatives associées (irritabilité, découragement, tristesse...).

Ce premier effet est à la fois soulageant, et réconfortant car on réalise que si on ne peut pas empêcher la survenues de ces manifestations désagréables, on peut davantage en maîtriser les conséquences ou effets.

- L'effet préventif
Ce sont les personnes qui pratiquent déjà la sophrologie, après une période difficile, qui en parlent le mieux. Du fait de l'entraînement, et de la répétition, les crises que l'on observait avant sont soit moins fortes, soit moins longues, soit moins fréquentes. Certaines s'espacent tellement qu'on a la sensation qu'elles ont tout simplement disparu (comme dans le cas des crises d'angoisse, par exemple). Ou bien les périodes de tensions sont mieux supportées, voire relativisées. Le soulagement devient durable. Le corps développe des nouvelles habitudes, des nouveaux réflexes, comme une sorte de conditionnement positif. On dort mieux, on récupère mieux, on a davantage d'énergie. Et surtout, le mental ne s'emballe plus aussi vite au moindre symptôme ou problème - ce qui, parfois, avait d'ailleurs tendance à les renforcer. Le mental se rassure/ré-assure à mesure que l'on constate des évolutions.

Et la bonne nouvelle, c'est que ces effets se complètent !

Il n'y a rien de magique dans la sophrologie, simplement des techniques logiques, largement éprouvées, qui, par leur action soutenue et renouvelée, peuvent faire une différence. Quant à la répétition, elle n'a rien d'intenable : quelques minutes chaque jour, vingt minutes plusieurs fois dans la semaine ou autant que de besoin, c'est en fonction de chacun.


Laurence Roux-Fouillet

Crédit photo : Mindandi sur Freepik