mardi 12 mai
Anne Ancelin-Schützenberger, mère de la psychogénéalogie
Psychologies Magazine de ce mois-ci* consacre un bel entretien à la psychanalyste française Anne Ancelin-Schützenberger, qui a développé la psychogénéalogie en France dans les années 80. Cette méthode d'investigation transgénérationnelle se propose de nous libérer du "poids", souvent inconscient, de nos fidélités familiales. Son best-seller "Aïe mes aieux"**, paru en 1998 résume son travail patient auprès de familles qu'elle a aidées, en dénouant les fils d'un héritage invisible et limitant. Non pas en se fiant à son intuition (encore que celle-ci soit nécessaire pour orienter les pistes) mais en recoupant les données généalogiques et preuves pour rétablir une vérité enfouie par les générations. Que n'a-t-on écrit, depuis, sur les "secrets de famille"!
Je suis impressionnée par la psychogénéalogie, en ce qu'elle porte de sens. J'ai surtout pu constater à maintes reprises que certains blocages chez un individu ne trouvaient aucune explication dans sa propre existence. Il fallait aller chercher ailleurs, plus haut dans son arbre pour comprendre pourquoi il s'interdisait une chose, ou en reproduisait une autre. La bonne nouvelle, c'est que l'on peut à tout moment - et à n'importe quelle génération, libérer ce qui bloque, pour continuer, fort de ce que l'on a choisi soi-même.
A travers cet entretien, cette nonagénaire lumineuse donne aussi une belle leçon de vie et d'optimisme. De quoi regarder l'avenir en bleu, comme ses yeux.
* mai 2009
** Ed. Desclée de Brouwer
mardi 15 juillet
Schultz et son Training autogène
Voilà bien longtemps que je ne me suis penchée sur les "Pères" de la relaxation.
Le neurologue et psychiatre allemand Johannes Heinrich Schultz (1884-1970) fait partie de ceux-ci.
On lui doit l'élaboration, dans les années 1930, d'une technique remarquable issue de l'auto-hypnose: le Training autogène (TA).
Conçu comme une "méthode de relaxation par auto-décontraction concentrative", cet entrainement "pour soi-même" permet de mieux gérer les situations angoissantes, stressantes (en particulier chez des sujets agités) et de libérer les tensions induites par des maladies psychosomatiques.
Le cycle dit "inférieur" du TA, que l'on apprend principalement en relaxation, comporte 6 étapes :
- un vécu de la pesanteur
- une suggestion de la chaleur
- une focalisation sur le coeur
- une prise de conscience de la respiration
- une induction de la chaleur au plexus
- une perception de la fraîcheur au front (phase de reprise).
On apprend le TA en plusieurs séances.
Je le conseille tout particulièrement dans les phases d'épuisement (il est excellent pour les étudiants surmenés par les examens) ou pour les personnes traversant une maladie longue.
mercredi 04 juillet
Vittoz, bienfaiteur des actes conscients
Parmi nos grands « penseurs » les relaxologues que nous sommes doivent beaucoup au suisse Roger Vittoz (1863-1925), médecin de son état. Il établit que le fait de réaliser certains actes choisis « en pleine conscience » nous aide à nous reconcentrer, à mettre à distance nos pensées et nous permet d’aborder d’une façon plus apaisée notre vie. Pour effectuer cette rééducation, il propose à ses patients des exercices simples, basés sur la pleine mobilisation de nos 5 sens. On fait une chose, et on ne fait « que ça ». Incroyablement libérateur !
Quelques exemples :
- marcher en conscience, en déplaçant son attention au niveau de ses pieds, et ne ressentir que ce qui se passe à ce niveau là, en laissant de côté toute autre sensation parasite.
- prendre une douche en conscience
- manger en pleine conscience…
On peut en inventer pour soi, venir à l’Espace du Calme pour s’entraîner aux exercices de Vittoz, ou lire le livre de Laurence Simenot « Vraiment là ! » où 100 situations du quotidien sont décortiquées pour être vécues en conscience.
dimanche 10 juin
Emile Coué, père de la pensée positive
Je tiens à rendre un hommage mérité à Emile Coué, génial père de la pensée positive, et "accessoirement" inventeur de l'effet placebo. Injustement traité de nos jours, ce fut un homme honnête, curieux et soucieux du bien-être des autres, bien au delà de son métier de pharmacien.
Il constate d'abord dans sa pratique qu'une phrase positive, associée à une action (la prise d'un médicament, par exemple) renforce le résultat. Si je crois que le médicament est efficace, je peux guérir.
Il découvre les effets bénéfiques de la suggestion positive et va édicter sa Méthode, très simple, selon 5 préceptes :
- une pensée, bonne ou mauvaise, que nous avons en tête est pour nous la réalité, et a tendance à se réaliser,
- la première faculté de l'homme est l'imagination
- quand il y a lutte entre l'imagination et la volonté, c'est toujours l'imagination qui l'emporte sans aucune exception ("si je veux, je peux", ne suffit pas !!)
- lorsque la volonté et l'imagination sont en accord, elles font plus que s'ajouter, elles se multiplient. (C'est une image pour illustrer la force de cette alliance)
- l'imagination peut être conduite.
La sophrologie - qui doit beaucoup à Coué - permet d'apprendre à "guider" l'imagination, à la canaliser pour nous soutenir de façon positive.
Pour en savoir plus sur Emile, consultez ce site






