desJe vous ai proposé pour cette année 2013 une opportuniste réflexion sur la chance, que nous égrènerons au fil des mois...
Il se pourrait bien que "avoir ou ne pas avoir de chance" soit en lien avec la conception personnelle que nous avons de la chance.
Entre statistique et superstition, quelles sont vos croyances ?
L'étymologie du mot chance renvoie au latin cadentia, c'est à dire, ce qui chute, tombe. En conséquence, la chance nous "tombe dessus", ce qui relève bien son caractère incontrôlable. Pour autant, en mathématiques, le terme chance désigne la simple probabilité qu'un fait survienne. Elle est donc objective, statistique. Ce que des professionnels du hasard ont bien résumé avec ce formidable slogan qui fait rêver : "100% des gagnants ont tenté leur chance" alors que nous savons objectivement qu'un joueur n'a qu'une chance sur 13 millions de devenir un gagnant...
Au X° s, les Croisés inventent un jeu de dés, qu'ils baptisent du nom de la ville où ils se trouvent, El Azar ("Dieu a aidé"). A l'aspect statistique, s'ajoute une dimension divine...
D'ailleurs la baraka (de l'hébreu berhaka) désigne aussi la bénédiction divine qui rencontre le désitr de l'homme.
Il devient alors tentant de transformer la statistique en espoir d'attirer le bon sort. Dès lors, la chance devient croyance - voire superstition, en accumulant les éléments "magiques" qui permettraient d'influer le cours des choses.
D'un côté la chance est une opportunité qui peut survenir, de l'autre un sort favorable qu'il faut provoquer.
Qui a de la chance - et qui n'en a pas, et pourquoi ?

Demandez-vous :
- Quelle est mon expérience de la chance ?
- Que pensent de la chance les gens qui m'entourent ?
- Est-ce que j'estime que la chance vient de moi ou de l'extérieur ?

Ce post s'inspire du livre de Philippe Gabilliet "Eloge de la chance", Editions Saint-Simon, 2012