malchance

Nous progressons encore un peu plus dans cette fameuse logique de la chance durable - celle que l'on peut provoquer et entretenir - en abordant la troisième des quatre dispositions propices au facteur chance, selon la méthode préconisée par Philippe Gabilliet* : savoir considérer les échecs.

L'échec (que l'on a tendance à considérer comme une malchance) peut être appréhendé comme l'autre face de la médaille chance, avec laquelle il faut néanmois composer. D'abord parce qu'il est rare de poursuivre un parcours de réussite sans aucun incident. Ensuite, parce que se préparer - voire transformer - ces incidents permet d'inverser le cours de la malchance, pour retrouver le chemin du succès. 
Confronté à un "coup de malchance", il nous faut faire la part des choses entre ce qui relève du hasard (auquel nous ne pouvons rien) et ce qui nous appartient (et peut être potentiellement modifié). On développe alors sa résilience et on est à même de mettre en place un rebond positif : "on transforme le mauvais sort en bonne fortune". L'Histoire regorge d'occasions ratées, qui se sont révélées ultérieurement de véritables catalyseurs de chance : avion manqué qui évite un accident, rendez-vous annulé qui confronte à un autre interlocuteur, expérience échouée qui amène une autre découverte... Cela suppose d'entretenir constamment optimisme et confiance, toutes qualités qui nous quittent dès qu'on se croit malchanceux. Y croire quand même, c'est continuer à avancer, en pratiquant le recyclage positif.
Philippe Gabilliet propose trois pistes d'action pour affronter positivement l'adversité :
- s'entrainer à relativiser les accidents de parcours : digérer, accepter...et repartir en ayant compris le sens de ce que l'on a manqué
- se poser LA bonne question : qu'est-ce que je vais pouvoir faire de cette malchance ? Lui trouver du positif pour soi, pour les autres, pour un autre domaine de vie. Tirer des leçons pour la suite...
- relancer la machine à opportunités : la chance ne se développe que dans l'action, le mouvement, l'ouverture. Il faut créer les conditions de faire apparaître de nouveaux ingrédients de chance : rencontre, information, nouveau monde, demande inattendue...

* Éloge de la chance - Ed. Saint-Simon, 2012